Ils se cachent dans nos poêles, nos cosmétiques et nos aliments. On en entend souvent parler, les perturbateurs endocriniens nous entourent. Mais que sont-ils et comment les éviter au quotidien ?
Tout d'abord, il faut rappeler que le système endocrinien regroupe l'ensemble des organes qui produisent des hormones ; ces substances servent de messagers internes en étant transportées dans le sang. Elles permettent entre autres de contrôler la croissance, le métabolisme ou la reproduction.
Les perturbateurs endocriniens sont des substances ou des mélanges de substances qui vont perturber le bon fonctionnement des hormones. Ils peuvent interférer avec la synthèse, la dégradation, le transport et le mode de fonctionnement normal des hormones produites par le corps.
De nombreuses affections sont suspectées d'avoir un lien avec les perturbateurs endocriniens : cancers, troubles du système reproducteur, diabète, obésité, troubles immunitaires, troubles de neurodéveloppement (troubles autistiques ou TDA par exemple),... même si parmi les substances en cause, encore peu sont officiellement considérées comme présentant un danger avéré pour la santé. Le lien de causalité est difficile à établir, notamment à cause de la multiplicité de facteurs environnementaux et de la complexité du système endocrinien.
Les perturbateurs endocriniens sont très présents dans notre vie quotidienne : produits d'hygiène et cosmétiques, produits ménagers, vêtements imperméables... et même dans notre alimentation.
On les retrouve notamment dans les poêles antiadhésives (les fameuses PFAS, sur lesquels vous trouverez une astuce dédiée ici), les revêtements de boîtes de conserves, des emballages alimentaires et certains ustensiles de cuisine et contenants. Ils peuvent également se retrouver dans les aliments à travers certains résidus de pesticides présents dans les sols.
En France, le bisphénol A est interdit dans les biberons et les produits au contact alimentaire. Des stratégies nationales sur les perturbateurs endocriniens (SNPE) ont également été lancées en 2014 et en 2019. Elles visent à former et informer (les professionnels de santé, le grand public et les collectivités), protéger (la santé humaine et les écosystèmes) en faisant de la surveillance et améliorer les connaissances scientifiques par la recherche.
Cependant, de nombreuses substances ne sont pas encore réglementées en Europe.
Voici quelques conseils pour réduire votre exposition aux perturbateurs endocriniens dans votre alimentation :
Sources : sante.gouv.fr INSERM