Les PFAS: les polluants éternels qui contaminent nos vies

Des substances toxiques invisibles… mais omniprésentes.

Les PFAS, késako ?

Les PFAS (prononcé "piface"), ou substances per- et polyfluoroalkylées, sont des substances chimiques utilisées depuis les années 1950 pour leurs propriétés antiadhésives, imperméabilisantes et résistantes à la chaleur.

Leur surnom ? Les “polluants éternels”.

Pourquoi “éternels” ? Parce qu’ils se dégradent extrêmement lentement. Une fois relâchés dans l’eau, l’air ou les sols, ils persistent pendant des années et finissent par s’accumuler dans le vivant… y compris dans notre organisme.

Où les retrouve-t-on ?

Ces substances sont mal gérées tout au long de leur cycle de vie par les industriels (de leur fabrication à leur fin de vie).

Résultat : les PFAS contaminent l’environnement et sont désormais omniprésents dans notre quotidien.

On les retrouve dans : les poêles antiadhésives, certains emballages alimentaires, les textiles imperméables, les cosmétiques, les couches pour bébé… mais aussi dans les sols, l’eau potable et donc dans nos assiettes.

Les principales sources d’exposition sont :

  • l’eau potable (vous pouvez vérifier si votre eau est contaminée via cette carte interactive)
  • certains aliments (poissons, fruits de mer, œufs, viande)
  • les emballages alimentaires résistants au gras (papier sulfurisé, emballages pour la restauration rapide - cornet de frites/sachet de burger - ou certains cartons alimentaires)
  • certains textiles et ustensiles antiadhésifs.

Pourquoi est-ce préoccupant ?

Les PFAS sont extrêmement nocifs pour la santé. Une exposition prolongée peut :

  • favoriser certains cancers
  • affecter la fertilité et le développement du fœtus
  • endommager le foie et les reins
  • perturber les systèmes endocrinien et immunitaire.

Le PFOA, l’un des PFAS les plus connus, est aujourd’hui reconnu comme nocif pour la santé. Mais le problème c’est que certains industriels le remplacent désormais par d’autres PFAS tout aussi nocifs.

Une loi existe…mais reste insuffisante

Face à l’ampleur du sujet, la France a adopté en 2025 une loi visant à limiter progressivement les PFAS.

Depuis le 1er janvier 2026, ils sont interdits dans les cosmétiques, les vêtements, chaussures et leurs imperméabilisants, ainsi que les farts de ski. Tous les textiles seront concernés d’ici 2030.

La loi introduit aussi le principe du “pollueur-payeur” pour financer une partie de la dépollution.

Mais le gros point noir c’est que les ustensiles de cuisine ont été exclus du texte après un important lobbying industriel… Les poêles antiadhésives contenant des PFAS restent donc autorisées.

Au quotidien, que pouvons-nous faire ?

On ne peut pas éviter totalement les PFAS… mais on peut réduire son exposition :

  • cuisiner avec de l’inox ou de la fonte et supprimer les ustensiles antiadhésifs abîmés
  • limiter les emballages jetables résistants au gras
  • varier son alimentation
  • filtrer son eau du robinet via un filtre pour robinet
  • aérer régulièrement
  • éviter les textiles anti tâches ou imperméables non nécessaires
  • limiter les produits ultra-transformés emballés individuellement.

En résumé

Les PFAS sont des substances ultra-persistantes qui contaminent durablement l’environnement… et nos organismes.

Des substances toxiques auxquelles nous sommes tous.tes exposé.es, et qu’il faut limiter, collectivement comme individuellement.

Envie d'en savoir plus ?

Découvrez le documentaire « Toxic bodies » réalisé par Solal Moisan et écrit par Camille Etienne.

Sources: Info Gouv / Vert Media / Notre environnement / Santé Gouv / Inserm / Générations futures

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